Carnet de voyage LADAKH 2013
Voici un carnet de voyage qui a bien failli ne pas se faire, suite à une méchante fracture de la cheville en juin. Mais grâce à ma détermination et mon optimisme naturel, je suis finallement partie ; j'ai eu raison, le carnet que vous découvrirez en témoigne.

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voyage au Ladakh 2013


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Prix du Public à CURIEUX VOYAGEURS de ST ETIENNE

Mon carnet de voyage du Ladakh, que vous pouvez feuilleter... comme si vous y étiez , sur ce blog d'Uniterre, a remporté hier, dimanche 20/04/2014 le PRIX DU PUBLIC au Festival CURIEUX VOYAGEURS de St ETIENNE. C'est  Nouvelles Frontières qui organise ce concours et donne un prix.

Une majorité de visiteurs ont voté pour ce carnet  parmi les 10 présentés.

 

Je suis très heureuse de partager cette nouvelle avec tous mes amis et habitués de ce blog. C'est une belle reconnaissance de mon travail.

 

J'ai gagné un billet d'avion... Pas mal pour une vagabondeuse, non?

 

Je pars en mars à l'Ile Maurice voila, c'est décidé. Merci Nouvelles Frontières.



Publié à 12:52, le 21/04/2014, Lyon
Mots clefs : Prix du public
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Quelques souvenirs et petites phrases

Quelques souvenirs en vrac :

 

  • "ROYALD ENFIELD", les mythiques motos, parcourent la montagne inlassablement.
  • 2 hommes blonds comme les blés, torses nus sur leur vélo, dévalent la descente  à 4000 mètres d'altitude.... (sont pas d'ici ceux-la!!)
  • Se laver les cheveux au tuyau dans la cour : LE LUXE!
  • Soirée à Skurbuchan : tous les hommes affairés à préparer, à même le sol, le repas du soir "les momos" .   Sonam le Guide, Tenzin,, l'autre chauffeur et notre hôte.
  • Korsok : sous la yourte du "Lhassa Restaurant"  au bord du lac Tsomoriri, au bout du monde, rencontre d'un trecker Lyonnais, et échange sympa.
  • Après 2 jours sans eau, le plaisir de se laver nue dans la rivière glacée près de Skurbuchan (avec Denis) pendant que Delphine, Sylvie et Lucie font leur lessive plus loin dans le torrent.
  • Mon éprouvante "grimpée" à pied sur les hauteurs du Lac Tsomoriri : manque d'oxygène et flip total.
  • Les incroyables couleurs des montagnes violacées, lie de vin, vert de gris, rouille et soudain Moon Valley, roches douces et blondes aux formes féminines souples,  arrondies.
  • Les abricots secs achetés au Check-point de Lamayuru, délicieux au départ, puis de plus en plus durs...  à manger et à finir.

 

Sonam, notre guide attentif et efficace surtout dans les pires circonstances. Très calme, il avait une relation privilégiée avec les enfants.

 

et queques petites phrases échangéesdans la voiture  sur les "routes de l'impossible"  :

 

  • On se croirait dans l'Atlas Marocain... ou en Corse (Denis)
  • Tiens, encore un Château fort - bâtiment militaire (Sylvie)
  • J'ai l'impression d'être un Orangina (Lucie sur la piste)
  • Les toilettes sèches, c'est le pied ! attention - (moi)
  • Y a plus de poteaux électriques que d'habitants -  (moi)
  • On a passé 4 jours sans voir un seul touriste (Denis)
  • On dirait de vieilles carcasses de paquebots rouillés ces montagnes (moi)
  • Je rêve d'un bon boeuf bourguignon... j'en peux plus de ce riz - (moi)
  • C'est la première fois que je fais ce circuit avec des touristes, d'autant plus que la route de Darchik -près du Pakistan- est ouverte depuis peu (Tenzin,  chauffeur)

 

 

Portrait des 2 jeunes cinéastes Ladakhis Rinzang (l'ainé 25 ans) et Rinchin (le cadet 22 ans).  On attend le film....



Publié à 16:46, le 7/11/2013, Ladakh
Mots clefs :
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Album photos sur mon voyage au Ladakh - 08 2013

En accompagnement de mon carnet de voyage au Ladakh de cet été que je viens de publier, j'ai créé un album photo avec plus de soixante photos de ce magnifique pays de montagnes et de traditions.

Venez découvrir "PHOTOS DU LADAKH 2013" sur uniterre  et laissez moi un petit mot en commentaire.

D'avance merci.

http://carnetduladakh2013.uniterre.com



Publié à 17:24, le 5/11/2013, Ladakh
Mots clefs : photos du voyage au Ladakh
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Voyage au Ladakh - été 2013

Voila un voyage qui semblait fort compromis.  Une chute inopinée m'a immobilisée du 10/6 au 19 juillet : fracture de la cheville droite, entorse à gauche, opération, vis, plâtre 6 semaines et un chouilla de rééducation, juste avant le départ  maintenu au 2/8/2013.

Un voyage au Ladakh prévu depuis longtemps pour dessiner, ça ne s'annule pas! le chirurgien était du même avis d'ailleurs, lui qui connaissait le pays. A  l'aide des bâtons de marche de ma copine Sylvie, affrontant les nombreuses critiques, je me suis lancée, sans me retourner.

 

Un groupe de 7 personnes va co-habiter pendant 15 jours et dessiner, dessiner, dessiner....  Il faut rajouter Sonam notre guide, 2 chauffeurs de jeep et 2 jeunes cinéastes Ladakhis  qui nous ont filmé pendant une partie du voyage, nous interrogeant par moment.

Le Ladakh est situé au nord de l'inde dans l'état de Jammu et Cachemire, entre la Chine à l'Est et le Pakistan à l'ouest, autant dire, stratégique! c'est pourquoi l'armée est tellement présente sur place : l'aéroport de Leh est militaire, des villages, des check-points, des forts militaires parsèment régulièrement le paysage. Au début, c'est déplaisant, puis on s'y habitue. Ils montrent qu'ils sont présents rien de plus normal au fond. Et puis, les militaires n'embêtent pas les touristes ce n'est pas leur vocation.

carte du circuit

Une petite carte du circuit dont l'épicentre sera LEH la capitale de la région, car le Ladakh n'est pas un pays mais juste une région.

                 -°-°-°-°-°-°-°-°-

 

Départ vendredi  2/8 - TGV Lyon- Roissy, puis avion Roissy Delhi à 11h 30 le matin (Compagnie  ETHIAD).

Juste pour le fun, les recommandations de mon médecin étaient formelles : je devais me faire une piqure avant de prendre l'avion, pour éviter la phlébite. Alors je m'y prends comme une vile débutante   et me rate carément;  je dois recommencer! Juste un petit moment de  stress vite oublié!

 

  

Quelques petits crobarts à Abu Dhabi : un groupe de jeunes Philippins qui rentraient chez eux, ont posé à l'insu de leur plein gré.

Approbation et sourires ont fait le reste. C'est un beau "laisser-passer" le dessin, on ne le dira jamais assez!

 

Samedi 3/8/13 : Arrivée à DELHI l'infernale, la polluée, la surpeuplée, la bruyante, l'agaçante, mais au fond... l'attachiante! 

Une petite virée à Main Bazar "Pahorganj" . On se pose comme on peut devant les immeubles aux façades redondantes de "réclames" et portrait d'un jeune indien qui se reconnait.

Marcher dans Delhi pour une fraiche handicapée comme moi c'est pas facile. Il fait trop chaud, poisseux, bruyant et ma cheville ressemble à un poteau. Je rentre en métro,et arrive épuisée à l'hotel. Encore un truc étonnant dans le métro: on doit poser ses sacs sur un tapis roulant qui scanne comme à l'aéroport, des fois qu'on transporterait une arme ou une petite bombe... et on va dans le compartiment des femmes (avec les récentes affaires de viols à Delhi c'est pas un luxe.)

 

Dimanche 4/8 : Avion matinal pour LEH. A l'arrivée, on est déjà à 3500 mètres ...Leh view restaurant

Ce sera notre "camp de base" entre les 2 vallées que nous allons découvrir. Déjà,  nous devons  rester 2 jours sur place pour nous habituer à l'altitude. On est logés dans une Ghest House et nous voila parties pour découvrir cette petite ville qui grossit de plus en plus vite, d'après les habitués.

Religions Bouddhiste et Musulmane se partagent  la place. A la terrasse du Leh View Restaurant, nous avons une vue imprenable sur la montagne, la mosquée, le monastère... c'est sublime.

 

Côté repas c'est surprenant!

les momos, (sorte de ravioli plongé dans l'eau bouillante et ressorti aussi sec), font un peu la "boule" sur l'estomac...

Les sauces sont ... "indiennes" (c'est-à-dire très-trop épicées). Les déllicieux chapatis et le plaisir de se retrouver sur une si belle terrasse devant la majesté  de la montagne fait tout oublier.

 

 

Justement, on est en face de la Mosquée et nous, on aime bien découvrir la bière d'un nouveaux pays. On nous la sert "cachée"...  dans une épaisse théière en grès accompagnée d' un verre judicieusement entouré  d'une serviette rose ocultant le "précieux breuvage" .

Ou comment ne pas froisser la susceptibilité du Coran devant le "beau liquide ambré"... dont je tairai  le nom (Hypocrite!).

 

 

 

Quelques arrêts sur image dans les ruelles de Leh. Les femmes en lourd costume traditonnel de laine brune dont  l'écharpe fuschia tranche joliment, semblent trouver ça normal!. Je rappelle quand même qu'il fait 30°!! Comment font-elles?

 

 

 

 

 

 


 

Mardi 6/8 : Nous voila partis enfin pour la vallée des Drokpa. On se dirigera complètement à l'ouest  dans une région ouverte depuis peu au tourisme, proche de la frontière Pakistanaise. Deux jeunes cinéastes nous accompagnent  à présent durant ce périple montagneux.

D'abord la rencontre des 2 fleuves, le Zanskar et l'Indus m'étonnent ! chaque rivière a sa propre gamme de vert grisé et bouillonnant. Plaisir des yeux!

A l'heure du repas nous mangeons  à Khaltse; j'en profite pour dessiner une femme au physique typique, qui me regarde avec méfiance. Quand je lui montre le dessin terminé, elle rit  ! les gens n'ont pas l'habitude de se voir sur papier...

Contre le pare brise du  4x4 de Tenzin, trône la statuette de ce  petit moine bouddhiste jovial, tout de rouge et or vêtu, que je dessine en vitesse.

Il sera le signe que nous passons  la journée sur la route. Un pictogramme en quelque sorte, si bien qu'il figure sur de nombreuses pages du carnet en bas à droite ou à gauche.

moine Lamayuru

 

 

 

 

 

 

Quelques heures à Lamayuru. Juste  le temps de dessiner le célèbre monastère.  Il domine le village de ses hauts murs et gompas blanches qui se détachent sur l'azur du ciel et le portrait d'un moine qui passait par là.



Arrivée en fin de journée au village d'Henaskut.

Nous sommes hébergés dans une famille de gens simples mais très accueillants. Tous assis par terre, nous pouvons tout à loisir dessiner les femmes qui préparent le repas, au ras du  sol. Une grand mère psalmodie sans cesse en égrènant un chapelet tout en nous observant de loin. Je lui donne une photo du Dalaï Lama et son visage s'illumine, en hochant la tête, je comprends qu'elle me remercie et que ce cadeau la touche particulièrement.

 

accueil à Henaskut

 

 

Nous dormons par 3 ou 4 dans les chambres, sur des tapis épais avec nos matelas auto-gonflants. La nuit, pour aller aux toilettes sèches à l'extérieur, il ne faut pas déranger la vache qui loge à côté.

Le lendemain, nous reprenons la route pour Mulbeck.

 

Mercredi 7/8 : On s'arrête dans le village de Rgyal où les maisons sont carément enchassées dans de très hauts rochers, c'est impressionnant et ça se dessine.

 A Mulbeck, il y a une statue de  Bouddah "Chamba Statue" taillée entièrement dans la roche. Un peu décevant, c'est pratiquement au bord de la route. Mais le village est foisonnant de scènes de vie : des femmes rentrent des champs, lourdement chargées de blé et autres céréales, une vieille dame casse des noyaux d'abricots pour en récolter l'amande qui sera transformée en huile d'amande d'abricots, encore des femmes dans les champs, qui travaillent uniquement à la main, coupent à la serpette, entassent, lient, transportent. Une journée comme les autres pour elles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, on repart pour le pays Drokpa. Un arrêt au Monastère Sordung à Mulbeck s'impose.

Jeudi 8/8 :

(une journée sur la route! Où l'on retrouve le petit moine jovial)

 

 

 

 

 

 

 

En fin de journée, nous arrivons à Darchik, et là!!!  Stupeur, incrédulité, l'improbable Koh Lanta!

La maison qui nous accueille ce soir, est la plus haute du village à flanc de montagne! Et en clair, ça veut dire que nous devons grimper pendant une demi-heure en escaladant les rochers, le chemin a disparu et  je n'ai pas mon diplôme de chèvre, c'est bêêêêête.

Heureusement, les jeunes du village portent les bagages. Quant à moi, avec ma cheville fragile, je me sens très mal à grimper ainsi... heureusement Sonam  m'aide et m'encourage, tout en râlant en aparté "c'est de la folie pure!"

Arrivés enfin sur place, on constate que les toilettes sèches sont inaccessibles pour moi surtout la nuit, car il faut encore escalader...  Lesquelles toilettes sont un trou dans le sol recouvert d'une bâche donnant directement sur la vallée! beau paysage pour transit... intestinal !!! quant à la possibilité de se laver, oublie vite, il n'y a rien de prévu et nos bouteilles d'eau sont pratiquement finies...

Vendredi 9/8 :

Heureusement, la vieille dame" Yeshe Dolma", capte très vite notre attention,  elle porte, pour nous accueillir,  la coiffure des Drokpas, ornée de fleurs,  des "amours en cage" orange, les pièces d'argent et les longues tresses jamais coupées. Mais elle a gardé son hideux chandail  de laine verte pisseux et ça détonne un peu avec sa  superbe coiffure de fête. C'est vrai qu'on n'est pas chez Jean Paul Gautier mais juste paumés au nord ouest du Ladakh.

Le bébé, un petit garçon nommé Rinzin Ngotup, ne semble pas dérangé par cet afflux de visages inconnus et sacs à dos en tous genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'occasion de goûter les abricots succulents, d'en faire une petite nature morte sympa avec le mari de Yeshe Dolma et sa moustache traditionelle. Puis une ballade dans la campagne alentour où nous sommes subjugués par la beauté de cette vallée encore loin, très loin du tourisme.

 Allez, encore un petit portrait de Yeshe Dolma, une petite voisine avec un peigne dans les cheveux?? et Momo son petit fils espiègle et bondissant comme un elfe menu...  Puis un portrait de Tenzin, notre adorable chauffeur qui figure tout près de la chèvre Pashmina et du petit mouton tout frisé derrière elle.

 

 

 

 

 

 

 Les conditions d'hébergement étant plus que spartiates, on décide de partir juste après le repas de midi dès le lendemain. Il faut dire que pour la majorité, le "dortoir" était vraiment sale, plein d'insectes divers er variés, étouffant.... donc sans sommeil et sans eau (et bonjour les piqûres partout!  Delphine a eu son compte.)

Après avoir traversé l'Aryan Valley, nous arrivons vers 18h au village de Lehdo. Sonam part en quête d'un logement possible chez l'habitant. Cette fois-ci, l'eau courante sort d'un tuyau en plein milieu de la place juste en face de "chez nous"... pratique pour se laver, mais pas follement intime. Enfin, ce sera le 2ème jour sans se laver. Merci les lingettes.

 

Samedi 10/8 : Nous arrivons en fin de matinée à Skurbuchan. Un jeune couple et son petit garçon Nono, nous attendent. En entrant dans la pièce à vivre de leur maison, une belle surprise nous attend ! un magnifique PERAK est accroché contre la poutre centrale.  La fameuse "coiffure traditionnelle" de plus de 2 kg portée par les femmes (pour les fêtes), est ornée de turquoises serrées, coraux et pièces d'argent. La forme du cobra est symbole de fertilité; la pointe se place entre les 2 yeux. La richesse d'une femme s'apprécie au nombre de turquoises qui augmente d'annnée en année. Elles se transmettent cette véritable oeuvre d'art, de mère en fille depuis des générations.

perak

L'après midi, nous partons dans le village. Comme partout, les enfants joueurs nous courent après en riant! Enfin de la nouveauté dans ce lieu du bout du monde!

 Et la route est soudain bloquée par une magnifique scène de battage collectif du blé, orge,etc... tous les habitants du village profitent de la machine pour battre ce jour-là, en s'entraidant mutuellement.

Il faut faire vite pour saisir les mouvements, les couleurs, dans un bruit infernal et la poussière jaune des grains qui pique les yeux...

battageenfants

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 11/8/13 : Ce village est superbe, totalement paumé, les touristes n'en ont pas la moindre idée et c'est plaisir total pour nous. Prenez la montée au Monastère par les escaliers bordés de gompas tels des gardes blancs et ronds, les drapeaux de prières qui volent déchaînés, le ciel qui se fâche par moment et il semble qu'on n'a pas assez de nos 2 yeux pour s'en rassasier..

Je vous livre le monastère, le vénérable Tenzin Dorge qui écrit son nom en Ladakhi sur chaque carnet, la montée entre les Gompas et vous partagerez mes émotions.

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 12/8 : Petit moine jovial... nous repartons pour Leh, une journée entière sur la route.

Arrêt repas, juste le temps de dessiner le superbe camion rouge de Nawaz à Nimu qui me propose de partir avec lui à Lamayuru....(oups)  à côté du portrait du petit Nono qui nous courrait après au moment de notre départ.

Leh : arrivée en fin de journée.

L'occasion de croquer les paysannes qui vendent leurs légumes au marché sur le trottoir, devant les  boutiques d'écharpes "Pashmina" ou pas, les bijoux en turquoise, moulin à prières et autres souvenirs Ladakhis.

 

En me promenant dans les rues, je demande à quelques personnes de poser pour le portrait.

Baby "apprenti Sikh" et vendeur de lunettes de soleil de son état et "Prince" un jeune ado du Penjab se  prêtent au jeu. Ce dernier "est très fier d'être "blanc" contrairement à Baby qui a la peau foncée", me dit-il. Mais ils sont copains quand même!

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 13/8 : Dernière vallée à traverser : nous serons ce soir au Lac Tsomoriri, tout à l'est du pays.

Quelques minutes s'imposent pour dessiner au pinceau encre de chine le magnifique Monastère de TIKSE. Hélas, pas le temps de le visiter.

 

Sur la route, nous sommes soudain arrêtés. Des jeeps militaires en convois sont aussi stoppées nets.  Attente sans explications??? Quelques longues minutes après, la Sté BRO fait exploser la montagne pour élargir la route! C'est semble-t-il très courant ici. Comme dans" les routes de l'impossible"!   On est restés plantés ici près d'une heure, le temps de dessiner la situation et les forçats de la route...

Tenzin le chauffeur, nous explique que ces hommes viennent pour la plupart du Bihar, un des états les plus pauvres d'Inde. Ils sont là tant que la route est praticable, environ 6 mois de l'année. La Sté BRO leur fournit une tente pour 15, les repas et un salaire mensuel de 120 roupies, la misère quotidienne!

Ils cassent les rochers au marteau, vivent dans une poussière et une pollution terribles. Quelques femmes venues des alentours participent aussi à l'effort collectif et rentrent chez elles chaque soir.  Tenzin pense que la route sera terminée dans 5 ans!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 Le lac Tsormoriri! ça se mérite!

Après une journée épuisante de route vite transformée en piste, ("j'ai l'impression d'être un Orangina" dit Lucie) nous touchons enfin au but. L'immense lac déroule sa toile turquoise entre les larges bras de la vallée et des montagnes avoisinantes. Nous sommes à 4500 mètres d'altitude et le paysage est à couper le souffle. L'émotion se distille en nous comme un délicieux nectar.

 

 

 

 

 

 

 Mercredi 14/8/2013 : Vie paisible à Korsok au bord du lac. Un village de tentes accueille les treckers de toute  la région. Nous sommes logés dans une modeste Ghest-house,  mais la vue  imprenable sur le lac fait oublier tout le reste. Et puis, on peut se laver ici, alors on est content. C'est devenu notre critère de Luxe.

Nous rencontrons Pierre, un Lyonnais trecker qui fait une pause dans le village avec un ami et son guide. Sympathique rencontre, on lui montre nos carnets. Une belle soirée d'échange qui nous rappelle d'où on vient. 

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Jeudi 15/8/2013 : Nous montons encore plus haut sur les alpages où sont installés les camps nomades. Justement celui-ci semble totalement désert. Au loin, qelques Yacks broutent lentement une herbe rase. Grimpant un peu plus haut, nous trouvons toute les familles réunies pour la Puja (prière bouddhiste). L'occasion de faire encore plein de portraits de ces fiers nomades en famille.

 

 

 

 

 

 

 

En fin de soirée, nous dessinons la vie au "Lhassa restaurant" sous la yourte commune;  toute la vie du village se concentre ici même dans ce cercle de partage. La patronne au foulard orange, particuièrement belle et digne dans son élément, avec sa cuisine au milieu de la yourte (non, j'ai pas dit yaourt!) m'inspire et le moine au bonnet orange complète la gamme de couleurs chaudes et l'ambiance conviviale.

 

Vendredi 16/8/2013 : Nous repartons pour Leh, une dernière fois... le petit moine jovial sourit toujours.

Arrêt au petit lac Tsokar. Salé, il s'assèche de plus en plus et la magie des couleurs invite nos pinceaux. Le soleil joue sur les reflets rosés du sel et la montagne se pare de gris, vert, mauve, ardoise. Les photos peuvent capter plus vite ces changements de couleurs, moi j'ai choisi les miennes, à l'aquarelle.

 Samedi 17/8/2013 : Retour à New Delhi dans notre hôtel charmant, très cosy,"Colonel Retreat".

Nous partons en ville accompagnées d'un guide pour la journée. Il nous conduit à "Humayun's'Tomb", le tombeau de l'empereur Mogol Humayun, construit en 1565  sur l'ordre de son épouse Bega Begum par un architecte Persan. Ce magnifique mausolée préfigure le futur Taj Mahal. Jugez par vous mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 18/8/2013 : Quelques croquis dans Delhi l'infernale, tout l'inverse de notre aventure-nature,  vide d'être humains sur des kilomètres, hors des sentiers touristiques.

Mais retour à la vraie ville!!! grouillante, trépidante, suante, odorante.... effrayante. On ne voit plus le ciel occulté par les centaines de fils électriques qui le raient et le noircissent.

 

Lundi 19/8/2013 : Avion retour, le blues! Ca finit comme au commencement...  Escale à Abu Dhabi, puis Roissy au matin.

Mais avant d'en terminer, je note dans mon carnet   "quelques petites phrases" glanées de ci, de là pendant ces 2 semaines remplies de souvenirs intenses et d'émotions partagées. Une si belle aventure en Himalaya!

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Publié à 17:41, le 29/10/2013, Ladakh
Mots clefs : Drokpaslac Tsomoririlogement chez l'habitantmonastèreLehLadakhtraditionsmontagnes
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